L'inconscience de la Conscience




























Comme promis, à la façon d’un journal, je viens vous parler ici, de la leçon du jour.

C’est encore pendant la nuit que l’évènement est arrivé.


Je me réveille. Il est à peu près 2 h, 2 h 30 du matin et … je me retrouve en Égypte.

Devant moi, Pharaon, en personne ! Il est impressionnant du haut de son trône en or.


Nous sommes dans une très grande salle dont le haut des murs n’est pas fermé.

Je vois quatre colonnes gigantesques à droite et à gauche. Leur présence m’interpelle tellement, que je les pense en pierres nobles. Le sol lisse est sombre, peut-être est-ce un marbre noir

ou quelque chose de ce genre. Il n’y a pas de meuble. Mais je ne saurais dire comment

ni pourquoi, je ressens la présence de l’or partout. Il fait nuit. J’inhale la douceur de l’Égypte

dans l’air qui circule librement. Des parfums entêtants d’une multitude de fleurs viennent

d’une terrasse, derrière les murs, sur mon côté droit.


Pharaon est là, face à moi. Il ne parle pas. Il me regarde dans les yeux. Il semble hors du temps, figé comme une statue. Les bras croisés sur la poitrine, il tient dans ses mains les attributs

qui sont les siens, le sceptre Heqa et le flagellum Nekhekh. Il est coiffé de la double couronne d’Égypte, le Pschent (ou Skhemty).

Du regard, il me montre un anneau sur un socle posé sur un coussin de satin rouge et or.

On l’appelle l’anneau Shen. Puis, toujours du regard, il guide mes yeux vers un bâton nommé le Sekhem, une croix de Ankh et une mitre.


Devant lui, se trouve à sa droite à environ 2 m, le Dieu Thot, et à sa gauche

le Dieu Anubis. Ils sont debout se faisant face, mais ce ne sont pas des statues.

Je les vois respirer. Ils ne me regardent pas mais ils m’entendent. Thot et Anubis suivent notre conversation avec Pharaon, mais n’interviennent à aucun moment.


Toujours en silence et sans un mot, Pharaon me dit que je dois prendre les attributs

qu’il m’a montrés. Ils me permettront d’établir un contact et d’écouter des enseignements

ainsi que des messages à transmettre.


Je ne suis pas vraiment sereine. À ce moment-là, je ne connais pas encore la fonction exacte

de ces attributs. Mais je sais qu’ils sont puissants et qu’on ne plaisante pas avec ces choses là.


Je prends la parole, enfin non, puisque tout se passe télépathiquement. Tout ça est un peu imposant et je fait remarquer à Pharaon que je ne suis peut-être pas la bonne personne pour assumer

de telles responsabilités. Puis je le remercie très poliment, et j'essaie de trouver la sortie du regard.


Mais, quand on est « convoqué » de cette façon-là, on ne peut pas vraiment échapper au motif

qui nous y a amené ! Et j’ai eu la nette impression qu’il n’avait même pas prêté attention

à mon discours.


- « Tu es celle qui doit recevoir ces attributs, prends-les !


- Je ne suis pas sûre d’être prête à cet honneur et à cette responsabilité.

Vous devriez peut-être voir …..


- Tu es celle qui m’a été envoyée. Tu est donc forcément prête.

Douterais-tu de tes qualités ? Cette remise en question est peut-être honorable

dans votre monde, mais pas dans celui-ci. Dès notre plus tendre enfance nous sommes,

en tant que futur pharaon, préparé à assumer de grandes responsabilités mais aussi

à recevoir les fastes et les honneurs qui incombent à notre futur rôle. Le doute ne fait pas partie de notre éducation. Recevoir de tels attributs est un honneur pour lequel

beaucoup ont été assassinés. Tu ne peux refuser. Tu es de toute façon celle qu’on m’envoie.

C’est à toi que ces attributs reviennent. C’est ainsi ! Remercie les Dieux humblement. »


Bon pas moyen de refuser ou d’échapper à la situation. Le silence revient.


J’avoue que tout crie en moi. Si je prends ces attributs, forcément une responsabilité va avec.

Que vais-je devoir assumer ? Je ne peux m’y résoudre, et l’interpelle cette fois-ci à haute voix :


- « Monsieur, je suis très sincèrement désolée, mais je ne peux accepter !


- Tu es celle qu’on m’a envoyée. C’est à toi qu’ils reviennent. Je vais les faire déposer

près de la fontaine de ton village et tu viendras les chercher quand tu te sentiras prête.


- La fontaine du village ??? On tombe dans le vaudeville. Non, il n’en est pas question !

Ces objets sont d’une très grande valeur. Assurément ils sont en or. Vous n’allez pas

les laisser là à la portée de tous ? Enfin, c’est absurde ! »


Alors, j’avoue rétrospectivement qu’à ce moment-là, c’est moi qui suis absurde. Vraiment absurde.

Et j’en prends encore plus conscience en écrivant ces mots.

Mais reconnaissez que c’est tout de même une drôle de situation !


Bon, je dois vous faire une confidence. Ma vie n’est faite que de situations comme celle-ci.

Et je sais pour avoir déjà vécu cela, mille et une fois, que cette scène annonce un rôle,

une mission, enfin quelque chose à faire avec tout ça ! Et compte tenu de l’importance

de ces objets, je me doute que ça va être costaud.


Enfin, reprenons notre sérieux. Je ne peux évidemment pas laisser tout ce « bazar » au pied

de la fontaine, même si je sais pertinemment que personne d’autre que moi ne pourrait les voir. J’arrête de faire l’enfant et à peine ma décision prise, voilà quatre personnes autour de moi

qui me parent de ces attributs. Les Dieux Thot et Anubis me font face. Je n’ai pourtant rien vu bouger. Pendant que les quatre autres s’approchent de moi chacun avec un objet,

Thot et Anubis récitent, psalmodient des choses inaudibles.

La croix de Ankh autour du cou !

L’anneau Shen dans la main gauche !

Le bâton Sekhem dans la droite !

La mitre sur la tête !


Et puis … et puis, c’est parti !!!


Je m’envole. Je monte, monte, monte, monte encore plus haut toujours plus haut.

Je passe des strates, des niveaux. Je sens que je monte là où je pense n’être jamais montée. Quand au bout d’un moment, je sens que je suis arrivée. Je suis en contact avec une conscience, ou plutôt une conscience inconsciente … ou l’inconscience d’une conscience ?


Oui c’est ça, l’inconscience d’une conscience !

J’entends à ce moment-là les mots du grand Maître Hermès Trismégiste :


« Ce qui est en bas, est comme ce qui est en haut ;

et ce qui est en haut est comme ce qui est en bas… »


Alors, je commence à parler avec cette inconscience, non pas sur un mode télépathique

ou d’échange d’informations fréquentielles, mais avec des mots que j’entends. Ainsi, je lui suggère que ce qui se passe dans l’infiniment petit n’est pas harmonieux. Que cela n’est positif ni pour elle ni pour l’infiniment petit. Entre le bas et le haut, il y a des niveaux, des mondes et la Terre.

Partout, il y règne le chaos. Plus personne n’assume son rôle, plus personne ne prend

ou ne peut prendre de décisions justes, saines pour le Tout. Que si elle voulait se pencher

sur la question, le petit monde irait mieux et par conséquent tout le reste aussi.


La conversation se poursuit non plus avec des mots, mais avec des ondes,

des vibrations qui fusent de mon coeur. Je suis suspendue, en … ?

Je ne sais quoi dire. Ce n’est pas une canalisation, ce n’est pas une méditation,

ni une prière ou je ne sais quoi. C’est une espèce de… dilution dans le Tout.

Je suis moi-même fréquence, onde, sans corps, sans êtreté, sans Moi !

Je suis en contact avec quelque chose de tellement plus grand

que cela m’en donne des frissons rien que de m’en souvenir.


Cela dure un temps, temps que je ne saurais évaluer. Mais près de moi les signes de l’heure

du réveil se manifestent. Je reviens doucement. Je redescends. Je sais exactement ce que je viens de vivre. Tout a disparu. Il est temps de se lever, mais pas tout de suite. Avant, j’ai besoin,

envie plutôt, de retourner dans le palais de Pharaon. Je le vois. Il semble y avoir

un léger sourire sur ses lèvres :


Je suis celle qui lui avait été envoyée !

Je ne sais pas à quoi d’autre ces outils vont me servir. Mais je n’en doute pas, je le saurais

très prochainement, ou peut-être que finalement, ils ne m’avaient servi que pour cette mission ?


En attendant, nous approchons de la pleine lune ami(e)s du net,

et la pleine lune est toujours porteuse d’un message.

Alors soyez attentives et attentifs.



Bien à vous dans la joie du partage

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