Divine Mort



Je venais d’achever la lecture d’un livre très intéressant. Il y était question du rôle du mental

dans l’évolution de l’être. Ce livre confirmait ce que j’avais déjà expérimenté et me donnait

des clés pour aller plus loin. J’avais bien envie de les tester pour vérifier si ça marchait.

C’est à ce moment-là que cet enseignement m’a été donné…


Après une agréable soirée passée à échanger avec mon mari, nous sommes allés nous coucher. Bien au chaud sous l’édredon, nous nous sommes endormis paisiblement.


Quand soudain, dans la nuit, une grande ombre noire se tient près de moi.

Il y a quelque chose d’anormal. Je suis en alerte. Et bien évidemment, je sors de mon sommeil.

D’où vient cette « chose noire » ? Vient-elle de l’homme qui dort près de moi ?

Non. Je cherche, je résiste, et puis me rendors …

Mais voilà qu’à peine une heure plus tard, j’entends ces mots qui me réveillent en sursaut :


« Suis les pas de la Mort ! »


Les pas de la Mort ? Comment vous dire ?

Ce genre d’invitation, au beau milieu de la nuit n’est pas ce qu’il y de plus engageant.

Et pour être franche, je n’étais pas très motivée.


Je me canalise et j’identifie d’où vient le message. L’origine est plutôt bienveillante.

Mes « guides » me rassurent. Bon, ok, j’y vais !


La Mort n’est pas « quelqu’un », si on peut la définir ainsi, qui m’effraie.

Nous nous sommes déjà rencontrées, elle et moi. Plusieurs fois, elle est venue me voir

pour m’avertir de la disparition de personnes plus ou moins proches.

Et nous avons eu ensemble de nombreuses rencontres qui furent positives.


Mais pourquoi venait-elle à présent ? S’agissait-il de souvenirs de passages dans l’autre monde ? D’expériences de mort dans d’autres vies ? Je ne savais qu’en dire, mais je n’étais pas inquiète.

La Mort, telle qu’on la nomme, n’est pas l’entité vulgairement appelée la « Faucheuse ».

Non, pas du tout. La Mort est une âme. Elle est la gardienne depuis toujours d’un lieu

où sont accueillis les défunts après leur passage. C’est elle qui parfois se manifeste

pour nous avertir. C’est elle qui veille au bien être de ceux qui sont de l’autre côté.

Et lorsqu’on la voit, c’est plutôt une bonne chose. Elle nous fait signe que le temps est arrivé,

que nous devons faire nos derniers préparatifs.


Mais quels préparatifs me direz-vous ? Il ne s’agit pas de prières, de rituels ou de je ne sais quoi venant de personnes extérieures. Non, il s’agit de soi à soi. C’est le moment de se préparer mentalement et émotionnellement à traverser le Styx.


Avant notre incarnation, nous choisissons le temps de notre départ en accord

avec « le quelque chose de plus grand ». Ce choix est établi en fonction du poids de notre karma, de notre mission de vie à accomplir… Et pour avoir fait des soins pendant 40 ans,

je peux vous garantir que lorsque c’est le moment, c’est le moment !

Rien, ni personne ne peuvent rien pour nous ! C’est ainsi. Nous devons l’accepter,

c’est dans l’ordre des choses. D’ailleurs, s’il en était autrement, cela induirait que certains auraient droit de vie et de mort sur d’autres, ce qui n’est évidemment et absolument pas le cas !

Est-ce fataliste de dire que le moment de notre départ est programmé ?

La fatalité est-elle une sorte d’immaturité, de déni, de fuite ou de mauvaise volonté ?

En tout cas pour ce que j’en sais, notre « feuille de route » est bien sûr programmée

avant notre incarnation. Mais, si les grandes lignes sont tracées, l’histoire reste à écrire.

Et il incombe à chacun d’en prendre la pleine mesure. L’astrologie est là pour nous éclairer

à ce sujet. Le lieu, la date et l’heure de notre naissance permettent d’établir notre thème astral,

que je nomme notre « feuille de route ». Ici tout est inscrit, mais tout reste à faire. Les planètes,

les aspects, les maisons sont autant d’énergies et de potentiels que d’indications.

Le proverbe dit « Le sage maîtrise ses planètes ». Pourquoi ? Parce qu’une énergie, un potentiel

ou une probabilité ne sont pas la réalité. Comment cela sera vécu ? Libre à chacun de subir

ou de transmuter les épreuves et les défis. Nul n’est impuissant. Seules l’ignorance ou le manque

de maturité émotionnelle face aux évènements de la vie nous amènent à le penser.

Trouver le courage et faire les efforts nécessaires pour se libérer de nos entraves sont

le travail de … toute une vie. D’ailleurs, une lecture avisée de notre thème astral en témoigne. Saturne en est le garant. Dieu du temps, il nous demande d’acquérir de la maturité, de comprendre les règles, les limites, les cadres et leur bienfondé. En somme il apporte structure, maîtrise

et sagesse dans le domaine où il est situé. Mais quoi qu’il en soit, à la fin du parcours,

la Mort ne vient pas de par sa volonté nous chercher ou nous « prendre ». Non !

Elle obéit au choix qui fût le nôtre. Certes nous l’avons oublié, enfoui dans notre inconscient.

Mais, il se trouve présent dans une autre dimension. La Mort exécute les ordres notés

sur la « feuille de route » même si on ne s’y est pas préparé. Ce n’est pas elle qui juge du poids

de nos actes. Elle, elle nous accompagne à « l’étage » qui nous est octroyé.


Nous avons donc tout intérêt à :

- Avoir de bonnes relations avec elle

- Nous y préparer

- Nous informer de ce qu’il en est pour éviter des peurs inutiles,

et sortir de la fréquence terrestre dans les meilleures conditions.


Mais revenons à notre visite nocturne.


Je rentre en contact avec cette ombre noire. Évidemment, c’est la Mort qui attend que je la suive dans son antre. Assurément, l’antre de la Mort est plein d’entités qui naviguent et volent partout, dans tous les sens. Et inévitablement, elles se rapprochent de moi avec grand intérêt.

Vous savez, un peu comme les enfants lorsqu’il y a une visite qu’ils ne connaissent pas.

Je la suis pendant qu’elle veille à ce que ces âmes ne m’approchent pas de trop près.

J’en sens bien quelques unes me frôler de-ci de-là, mais rien d’inquiétant. Nous nous installons

dans ce que je nommerais « un salon ». Là, parmi le ballet incessant des âmes défuntes,

commence un enseignement que je ne pense pas oublier de sitôt.


Mais re-situons le contexte de l’histoire.


Nous avons tous rêvé un jour de devenir Millionnaire. Quelle surprise ce vendredi d’entendre qu’une somme jamais gagnée est en jeu à l’Euro-million. Bon, là, je me doute que quelque part,

je vous déçois un peu. Tant pis si c’est ainsi, je suis humaine ! Je me dis qu’après tout,

au pire je perds… 2€50. Je ne suis pas une grande joueuse, mais je crois que depuis cette nuit-là, je ne le suis plus du tout (tout au moins pour ce genre de jeu ! ). J’avais commencé à imaginer

des tas de choses et au fur et à mesure je me demandais ce qu’on pouvait faire

d’une somme pareille ? Moi qui refuse l’abondance inutile … J’étais à des kilomètres

de mes convictions. Mais pourtant j’ai joué !

Au fil de la journée, quelque chose n’allait pas, une dissonance dans ma fréquence,

une fausse note. Alors, comme à mon habitude je demandais à mes « Instances célestes »

de me guider pour éclaircir ce malaise. La réponse ne fut pas immédiate…

Me disant que la nuit portait conseil je suis allée me coucher. Et me voilà dans « le salon »

de notre amie, de l’autre côté du miroir.


C’est ainsi que notre conversation a commencé :


- « Si tout dans notre monde n’est que fréquence et mental, alors le fait

de demander à gagner de l’argent de cette façon n’est pas un problème.

Dans cette fabricationde la pensée, je ne vole rien à personne !

Les sommes sont disponibles, il suffit de les gagner. »


M’entendais-je dire à Mme La Mort.


- « Votre monde est une onde avec plusieurs fréquences, effectivement. 7 niveaux

pour être précise. Chaque niveau correspond à une évolution de l’âme et de l’esprit.

C’est pourquoi tu as 7 chakras dans ton corps physique. À quel niveau correspond

celui de l’argent ? Quel pouvoir donne-t-il à celui qui possèderait une telle somme ? »


Bon, malgré cette heure tardive, je crois que j’ai compris.


- « Ok, mais nous avons besoin de matière pour vivre dans ce monde. Il nous faut payer nos assurances, nos maisons, nos voitures, notre nourriture, etc. Un petit coup de pouce

de la vie serait parfois le bienvenu…

- Les enseignements que tu lis ou que tu reçois te disent d’avoir la Foi.

Ils te répètent d’avoir confiance en ton lendemain, de « lâcher prise » avec l’avoir.

Si gagner une grosse somme d’argent n’est pas inscrit dans « ta feuille de route »,

tu vas à l’encontre du destin en fabricant mentalement cette occurence. Ainsi tu crées

une dette. Tu comprends ? À présent, je vais t’expliquer le dilemme, mais il te faut agir

en conscience :La première option est la suivante : comme cette énergie d’argent

ne t’était pas destinée, tu prends la part du « gâteau » de quelqu’un d’autre.

Tu auras donc une dette envers cet être, dans ta vie d’aujourd’hui ou,

dans la plupart des cas, dans une vie à venir. En procédant ainsi, tu te crées

un nouveau karma à rembourser. La deuxième option est que tu crées aussi une dette envers le « destin », puisque ce n’était pas inscrit dans ta feuille de route.

Celle-ci sera à rembourser immédiatement, ici, dans cette vie aujourd’hui. »


Ah c’est sûr, vu sous cet angle, ce n’est plus tout à fait aussi alléchant.

Et si j’ose dire, Mme La Mort a des arguments … qui tuent !

- « Et comment suis-je supposée « rembourser » cette dette ? Pour celui qui est défavorisé, ok j’ai compris. C’est la raison de nos éternelles renaissances, mais pour le destin ?


- Et bien il existe une pratique qui est hors la loi, c’est à dire qui détourne les lois

de l’Univers. Une pratique qui va à l’encontre de l’évolution humaine,

mais pas seulement. Elle va à l’encontre de l’évolution tout court ! Malheureusement,

ils sont encore très nombreux ceux qui la pratiquent. Voilà pourquoi vous êtes franchement à la traîne des autres peuples de l’Univers. Les « involutifs » sont regroupés en deux catégories :

Les premiers le font complètement inconsciemment. Ils se retrouvent à payer leur dette dans des vies qu’ils se créent indéfiniment. Ces attitudes déviantes vous précipitent

tous dans le cycle de la vie et de la mort que les bouddhistes nomment le Samsara.

C’est le cycle des existences conditionnées successives, soumises à la souffrance,

à l'attachement et à l’ignorance. Et ce que les uns ne rachètent pas, devra être racheté

par d’autres, plus avancés dans leur parcours d’évolution.

Heureusement, des « Éveilleurs » s’incarnent. Ils sont là pour vous réveiller,

pour vous permettre un jour de prendre conscience de la situation. Mais ils ne sont,

hélas, pas assez écoutés. Ces « Éveilleurs » sont bénis des dieux. Et en remerciement

de leurs actions bienveillantes, ils bénéficient, à terme, de la clémence du Ciel

et d’une plus grande longévité.

En revanche, les deuxièmes savent exactement ce qu’ils font et pratiquent

ce que vous appelez : les sacrifices. Oui, tu as bien entendu ! Si tu prends le destin

d’une vie, tu prends la place de l’autre dans cette vie, donc tu le sacrifies.

Ceux qui pratiquent le sacrifice, prennent des vies régulièrement pour des sujets divers

et variés : l’argent, la jeunesse, le pouvoir, etc. Ils cherchent à obtenir tout ce qui ne figure pas dans leur feuille de route. Cela les maintient dans les basses couches du chakra racine. Mais leurs responsabilités vont encore plus loin car ils bloquent l’évolution de Tous.

En maintenant ton choix d’obtenir cette somme d’argent alors que ça n’est pas inscrit dans ton destin d’aujourd’hui, tu deviens redevable. Es-tu prête à payer ce prix ? »


Plus cette amie m’informait des conséquences de mes actes, car je la considère ainsi et aujourd’hui plus encore qu'avant, plus je prenais conscience de la naïveté et de la gravité de mes désirs futiles. Ma bouche finit pas s’ouvrir et j’osais enfin :

- « Comment puis-je arrêter ce désastre ? »

- Exactement comme tu l’as provoqué, par la force de ta pensée ! »

Je crois que nous sommes tous volontaires pour gagner au loto. Voir nos rêves les plus fous possibles nous fait du bien au moral. Mais cet enseignement m’a fait prendre conscience

que tous mes rêves se sont toujours réalisés, même si je n’ai jamais gagné au loto.

J’ai la chance d’avoir vécu ce que je voulais. Alors j’ai réfléchi. Comment m’y étais-je prise

pour que mes rêves s’accomplissent ? Et vous savez quoi ? Ce qui m’est revenu m’a rendu drôlement heureuse parce que j’ai pu valider ce que je défends depuis toujours.

Allez, je vous livre ma recette :

- Apprendre à se connaitre.

- Ne pas faire à l’autre ce que je n’ai pas envie qu’on me fasse.

- Disparaitre lorsque la compétition s’installe.

- N’écouter que ce qui me guide, toujours et toujours, même si parfois ça coûte cher émotionnellement.

- Tout faire pour se découvrir, encore et encore.

- Et vivre tout ce que la vie me permet de vivre ici-bas, dans cette vie qui est la mienne aujourd’hui, même si parfois il m’a fallu affronter de grandes peurs et de grandes souffrances.


Le reste, eh bien, c’est écrit partout dans les livres que nous devrions ouvrir plus souvent.


Mon amie la Mort m’a donné une sacrée belle leçon. Inutile de vous dire que je n’ai pas gagné

à l’Euro-million et j’en suis drôlement fière ! Savoir que personne, par mon désir puéril,

ne sera sacrifié, m’a fait grandir d’un trait. Mais cela m’a fait aussi prendre conscience

que l’enseignement est aujourd’hui capital. Les maîtres n’ont plus tellement la côte

dans notre société. C’est la raison pour laquelle je me sens encore plus l’envie de vous partager mes aventures initiatiques.


La Mort et moi nous sommes quittées comme nous nous étions rencontrées. Elle m’a accompagné

à la porte de ce monde si particulier. Et avant de me quitter, elle m’incita d’un clin d’œil à regarder le pli de sa robe qu’elle relevait légèrement.


Une pièce d’or était là ! Je la regardais sans comprendre … Alors la Mort me dit par la pensée :

- « Le jour de ton passage, débrouille-toi pour avoir une pièce qu’on te glissera

dans la bouche. En or ça serait le mieux ! Charon le passeur aime qu’on reconnaisse

son travail et te réclamera son Obole. C’est ici comme chez vous, tout travail mérite salaire. Même si le nôtre vous paraît « affreux », il est essentiel pour l’évolution du Tout. Dans les mythes vous retrouverez le sens de ce message, refamiliarisez-vous avec

et appliquez le ! »


Et puis, d’un coup, je suis revenue dans mon lit avec l’image de cette pièce brillante au possible. J’étais pénétrée par le sens de cet enseignement, la conscience de ce que j’avais évité,

la bonne humeur et la joie de partager avec vous ce texte.


Est-ce un hasard si cet enseignement a lieu à quelques jours du 1er novembre,

fête de tous les Saints, fête des morts ? Je ne saurais le dire.


Mais le hasard n’est-il pas un coup de pouce de …



Dans la mythologie grecque les Enfers correspondent au royaume des morts.

Ils n’ont, par conséquent, rien à voir avec les descriptions d’épouvante psalmodiées par l’Église.

Ils sont décrits comme étant un monde souterrain sur lequel Hadès, dieu de la mort,

règne en maître. Fils de Cronos, le dieu du temps (Saturne pour les Romains), il partage

avec ses deux frères Zeus et Poséidon l’empire de l’Univers. Zeus reçut le Ciel, Poséidon la Mer

et lui le monde souterrain c’est-à-dire les Enfers et les « Ombres brumeuses ». En réalité, l’appellation « Ombres brumeuses » définit assez bien ce que les clairvoyants peuvent percevoir des défunts. Hadès signifie « qu’on ne voit pas » ou « l’invisible ». Il possède un casque fabriqué

par les Cyclopes, la Kunée, qui le rend invisible de tous, Dieux comme mortels. Pluton le « Riche », en relation avec les richesses et les métaux précieux enfouis dans la Terre, est l’équivalent d’Hadès chez les Romains. On comprend pourquoi Hadès ou Pluton avaient la corne d’abondance

comme attribut. En astrologie, Pluton correspond aux mystères et aux métamorphoses

qui se passent dans le monde souterrain, à la mort symbolique, source intarissable

de la renaissance. On pourrait aussi l’associer à l’Hiver dans le cycle des saisons, ou à l’humus, l’engrais issu de la décomposition. À l’entrée des Enfers, on rencontre Cerbère, le chien à 3 têtes (50 ou même 100 selon les récits). Il veille à ce que les âmes défuntes restent aux Enfers

et que certains vivants ne viennent pas récupérer des morts. Son rôle est essentiel pour préserver l’équilibre des mondes et éviter les déviances de certains. Après le jugement post-mortem,

les âmes sont orientées soit vers Les champs Élysées (les îles des Bienheureux ou îles Fortunées)

pour les vertueux, soit vers le Pré de l’Asphodèle pour les âmes communes, soit vers les Champs

du châtiment pour les fautifs, et enfin vers le Tartare pour les criminels. Les Enfers sont séparés

du monde des vivants par les Eaux du Styx. Ce fleuve des Enfers aurait la particularité de rendre invulnérable quiconque y serait plongé. C’est pourquoi Thétis y trempa son fils Achille, le tenant

par le talon, pour le rendre invincible. Ainsi, les âmes défuntes doivent traverser le Styx

pour se rendre dans le monde des morts, c’est à dire le royaume de l’invisible.

Pour ce faire elles iront trouver Charon, le pilote de la barque, qui leur demandera l’Obole

en rétribution du service rendu.










Bien à vous dans la joie du partage

Posts récents

Voir tout